géographie - muniga

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Jacques MUNIGA
Docteur en Géographie, aménagement et urbanisme
Docteur de 3e cycle en géographie et aménagement
D.E.S.S. en droit de l'urbanisme
D.E.S.S. en Aménagement rural
Diplômé ICH - Arts et Métiers Paris
Auteur et co-Auteur de manuels scolaires 
(chez MAGNARD, NATHAN, HACHETTE, LE LIVRE SCOLAIRE)
Jacques MUNIGA
Docteur en Géographie, aménagement et urbanisme
Docteur de 3e cycle en géographie et aménagement
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(chez MAGNARD, NATHAN, HACHETTE, LE LIVRE SCOLAIRE)

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Méthodologie du croquis et schéma de géographie

MASSILIA

Géographie-Muniga

Association loi 1901

Produire un croquis ou un schéma de géographie

c'est facile lorsque l'on sait comment s'y prendre !

Produire un croquis ou un schéma de géographie
c'est facile lorsque l'on sait comment s'y prendre Produire un croquis ou un schéma de géographie

Règle d'or n° 1 :

Un croquis ou un schéma de géographie c'est avant tout un « dessin » qui doit être « soigné » pour pouvoir en saisir le message. Pour cela il doit répondre à deux impératifs :

 

1) Que les figurés (ponctuels, linéaires et de flèches) aient des contours précis, soient souvent proportionnels ce qui implique qu'ils soient réalisés à l'aide d'un normographe (disponible sur ce site : le Munigraphe) ;

 

2) Que les couleurs soient choisies en fonction de «normes» conventionnelles (bleu pour l'eau…), ou "évocatrice" (vert pour l'agriculture...)  et surtout que le tracé (léger-moyen-fort) permet d'introduire une hiérarchie.

Règle d'or n° 2 :

Le croquis de géographie est un exercice à part entière qui doit répondre à une problématique découlant d'un sujet (voir les nombreux exemples sur ce site).

 

Le graphisme doit en outre être suffisamment expressif pour que la légende ne serve que d'appui. Le message (réponse au sujet) doit transparaître sur le croquis (un peu comme une très bonne publicité).

 

Le schéma quant à lui vient en appui d'une démonstration écrite (ou orale). Il doit lui aussi être très expressif mais surtout «coller» à la démonstration. C'est une illustration scientifiquement utile et non pas décorative.

La méthodologie en 3 points 

 

1) Les figurés (cliquez ICI)
2) La notion de hiérarchie en faisant varier les tailles (cliquez ICI)
3) La notion de hiérarchie par le jeu des couleurs (cliquez ICI)

1) Les figurés 


2) La notion de hiérarchie en faisant varier les tailles 


3) La notion de hiérarchie par le jeu des couleurs

Les figurés

Les figurés sont au nombre de quatre :

1) Les figurés ponctuels


2) Les figurés linéaires *


3) Les figurés de surface


4) Les figurés de flèches *

 

 

* trop de manuels présentent encore trois types de figurés parce qu'ils regroupent les figurés linéaires et les figurés de flèches. Ils estiment que la flèche est un figuré linéaire.

Or, il n'en est rien !

Et c'est même une erreur grave !

Pourquoi ?

Parce que le figuré linéaire est tout simplement une ligne. Et une ligne peut servir à délimiter (frontière) ou à rassembler (encercler un ensemble) ou enfin à reproduire le tracé d'un chemin, une route (qui part d'un point A vers un point B)

Quant à la flèche, elle indique une direction (elle part d'un point A mais le point B ou les points B,C... ne sont pas défini sur le croquis/schéma). Mais la flèche peut aussi indiquer une dynamique. Toutes choses qu'une ligne ne peut pas faire et inversement.

1) Les figurés ponctuels

Les figurés ponctuels sont des figures géométriques qui seront utilisées pour une localisation. Exemple : une ville, un port etc…

 

Astuces 1 : pour rendre un croquis (ou un schéma) « expressif » il faut toujours utiliser le même figuré ponctuel pour les mêmes éléments : exemple une ville sera toujours représentée par un cercle, une exploitation pétrolière toujours par un triangle.

Par ailleurs, il faut essayer d'utiliser des figures géométriques qui évoquent l'élément à représenter : exemple pour des paradis fiscaux un pentagone (une maison !), pour un aéroport un avion etc…

 

Exemples :

Des cercles pour les villes. D'abord parce que cette figure géométrique évoque bien la notion "c'est ici", le doigt que l'on met sur une carte pour indiquer l’endroit où se trouve ladite ville. Mais c'est aussi une figure géométrique qui permet un excellent rendu visuel lorsque l'on utilise la proportionnalité. Un "gros"  cercle pour une ville soit avec beaucoup d'habitants soit très importante (économie...). Et enfin, les cercles proportionnels traduisent bien la hiérarchie (du plus grand au plus petit).

Des petits avions (facile à réaliser avec le normographe - Munigraphe). Pourquoi pas des cercles ou des carrés ? Parce que normalement, un aéroport devrait avoir des flèches. La fonction de l'aéroport est de relier ledit point à de nombreuses destinations multidirectionnelles. Il faudrait donc des flèches dans tous les sens (au moins la rose des vents). Il est donc plus logique de représenter l'aéroport par un avion, figure évocatrice qui permet en même temps de localiser.

Pour les paradis fiscaux, des pentagones. D'abord cette figure géométrique permet de localiser mais surtout, sa forme, évoque une maison, un bâtiment. Et la principale fonction du paradis fiscal est d'héberger de l'argent dans des banques.

Astuce 2 : Pour réussir vos figurés ponctuels il vous faut un bon normographe. MASSILIA GEOGRAPHIE-MUNIGA (Association loi 1901) en a conçu un qui dispose de tous les figurés dont vous aurez besoin, c'est le Munigraphe.

Voyez plutôt :

Astuce 3 : Quel figurés ponctuels choisir ?

Selon l'adage c'est en forgeant que l'on devient forgeron, le site propose de nombreux exercices pour tous les croquis au programme.

En les visionnant tous, vous deviendrez, vous aussi, un expert en croquis et schémas de géographie. Car, la correction propose pour chaque choix une explication détaillée, pourquoi ce figuré et pas un autre.

2) Les figurés linéaires

Les figurés linéaires sont tout simplement des lignes, des segments. Ils peuvent être utilisés pour délimiter (fracture Nord/Sud) pour ceinturer (U.E, ALENA), pour représenter les façades maritimes etc…

 

Mais attention, les figurés linéaires ne sont pas toujours des lignes continues. Ils peuvent être en pointillés ou recevoir (comme pour les façades) un petit ergot à distance régulière.

Attention des voies (terrestres ou maritimes) qui traversent votre croquis (exemple Alsace ci-dessous) sont en fait des figurés linéaires même si les figurés se terminent par une tête de flèche. Pourquoi ? Car il s'agit ici simplement de lignes (routes…) qui se prolongent au-delà du cadre du croquis représenté.

Exemples :

Cas très fréquent de figurés linéaires qui se terminent par des têtes de flèche. Ici en Alsace, en bleu le Rhin. On connait sa source et aussi l'endroit où il se déverse dans l'océan. Mais le croquis ne montre que la portion alsacienne. Il est donc logique que son tracé doive évoquer l'eau qui s'écoule. Mais ce n'est pas une flèche parce que le tracé sur le croquis suit le tracé réel comme sur une carte routière.

Quant aux voies terrestres (ici en rouge), elles traversent l'Alsace du Nord au Sud et d'Esr en Ouest. Ce sont des voies, donc des lignes (comme sur une carte routière) mais ici, nous voulons signifier que ces voies alimentent une circulation donc les têtes de flèche. 

En résumé, lorsque qu'une voie de circulation se prolonge au delà de votre croquis, il faut une tête de flèche.

Et ce dernier exemple l'illustre bien :

Marseille - Lyon - Paris - Brest sont des lignes au sens strict. Alors que Paris - Strasbourg "ressemble" à une flèche. Non c'est aussi une ligne mais qui se termine par une tête de flèche pour signifier que la circulation se poursuit au-delà des frontières françaises.

 

Alors vous allez dire pourquoi toute cette complication ?

 

Tout simplement pour vous dire qu'une ligne avec une tête de flèche suit le tracé d'une voie de circulation (terrestre, maritime) alors que la flèche au sens strict marque un point d départ mais indique simplement une direction sans pour autant se calquer sur un cheminement réel.

Astuce 1 : Pour les lignes vous pouvez selon le cas utiliser le crayon de couleur approprié ou le feutre. Attention à ne pas abuser du feutre car il paraît assez grossier sur un croquis de géographie. En revanche il sera mieux adapté sur un schéma de géographie. Pourquoi ? Parce que le schéma utilise moins d'éléments à représenter. Le croquis de géographie en revanche est beaucoup plus chargé.

 

Astuce 2 : Dans la mesure du possible lorsque vous ne suivez pas une voie de circulation ou une frontière, essayez de donner une légère courbure à votre ligne comme autour de l'Australie pour la fracture Nord/Sud ou la voie terrestre qui quitte Strasbourg pour la Lorraine (croquis ci-dessus). D'ailleurs le normographe conçu par MASSILIA GEOGRAPHIE-MUNIGA (Association loi 1901) dispose à cet effet de deux arrondis qui permettent justement de réussir ces courbures. Voyez plutôt :

3) Les figurés de surface

Les figurés de surface ce sont des pays ou des régions coloriés. C'est ce que l'on appelle aussi des plages coloriées. Elles n'offrent aucune difficulté à priori sinon qu'il faut les soigner particulièrement sur deux plans. Tout d'abord il faut respecter le périmètre précis et ne pas dépasser avec la couleur, ensuite il faut bien choisir la couleur (partie développée dans la section : la notion de hiérarchie par le jeu des couleurs).

 

Astuce 1 : Attention pour tout croquis, les terres émergées doivent recevoir une couleur. Le blanc (absence de couleur) signifie pas de données pour ce territoire ce qui est incorrect. Il faut donc toujours réfléchir lorsque vous décidez sur l'opportunité de tel ou tel figuré à bien avoir déjà des figurés de surface pour tout le croquis. Quelques rares croquis font exceptions : par exemple un croquis sur les espaces maritimes. Dans ce cas, il vous faudra mettre une couleur de fond unique.

Exemples :

Astuce 2 : Lorsque deux figurés de surface se justifient sur le même territoire en superposition, on doit avoir recourt aux hachures car deux couleurs ne peuvent pas se recouvrir !

Il y a plusieurs types de hachures en fonction de l'inclinaison des traits. Pour une plus grande lisibilité de votre croquis, n'utilisez par croquis qu'une seule fois les hachures. Si cela devient incontournable, utilisez une fois les traits pleins et l'autre fois les pointillés.

Exemples :

4) Les figurés de flèches

 

Certains auteurs ne font pas la distinction entre les figurés linéaires et les figurés de flèches. Et pourtant ! Une flèche indique une direction ou une dynamique alors que le figuré linéaire représente une séparation (Nord/Sud), le contenant d'un contenu (délimitation UE, ALENA), une façade…
Astuce 1 : pour la flèche, qu'elle indique une direction ou une dynamique, il faut toujours lui donner une petite courbure afin de marquer le mouvement comme ceci :

Comme souligné ci-dessus, certains auteurs ne font pas la distinction entre les figurés linéaires et les figurés de flèches. Et pourtant ! Une flèche indique une direction ou une dynamique alors que le figuré linéaire représente une séparation (Nord/Sud), le contenant d'un contenu (délimitation UE, ALENA), une façade…

 

Astuce 1 : pour la flèche, qu'elle indique une direction ou une dynamique, il faut toujours lui donner une petite courbure afin de marquer le mouvement comme ceci :

Astuce 3 : Pour les flèches, ce sont les têtes qui sont très difficile à réaliser.

Et rares, très rares, sont les normographes à le proposer.

Le normographe conçu par MASSILIA GEOGRAPHIE-MUNIGA (Association loi 1901) vous les propose.

 

Voyez ci-dessous :

La notion de hiérarchie

en faisant varier les tailles

Un « bon » croquis et même un « bon » schéma ne peuvent se passer d'une « dose » de proportionnalité.

 

En effet, dans chaque espace il y a des métropoles (villes) plus ou moins importantes. Très souvent il est impossible de ne pas hiérarchiser.

 

Alors oui, certains auteurs utilisent des figurés différents. Exemple un carré pour les grandes métropoles et un cercle pour les plus petites. Hormis le fait que cela n'est pas logique (un élément = un figuré) cela devient impossible lorsque l'on veut introduire une proportionnalité plus fine. Exemple : ville mondiale, métropoles régionales et autre métropoles importantes.

 

Vous l'avez compris, la hiérarchie en faisant varier les tailles est importante.

Elle l'est d'autant plus que l'on ne vous demandera jamais une précision mathématique mais simplement un ordre grandeur.

 

Prenons cet exemple :

 

Ici, nous avons de grandes régions urbaines et/ou industrielles. Attention, ce ne sont pas les métropoles !

Nous avons opté pour le figuré ponctuel : le carré et non pas le cercle pour ne pas confondre régions urbaines et métropoles (souvenez-vous, chaque élément son figuré pour ne pas les confondre et les retrouver sur d'autres croquis et schémas. C'est un peu comme le panneau stop, peu importe dans quelle langue est écrit "stop", le panneau est toujours le même et... on s'arrête...)

Afin de donner la « mesure » il était indispensable d'introduire une hiérarchie de taille qui apparaît très nettement sur ce croquis présent sur ce site.

 

Prenons cet autre exemple :

Pour ce croquis que vous trouverez sur le site, il est impératif de représenter les métropoles françaises par des cercles proportionnels. Quant aux zones industrialo-portuaires, le croquis ne se prêtaient pas à une hiérarchisation c'est pourquoi les trois losanges sont de taille identique.

 

Et cet exemple :

Sur ce croquis, présent sur le site, ce sont les flèches qui sont proportionnelles. Certes, pour le trait cela ne pose guère de problème (un trait plus ou moins épais). Mais si l'on veut réellement «marquer» le croquis du sceau de la «perfection» il faut aussi des têtes de flèches proportionnelles.

 

Mais, mais…..

 

Tout ceci n'est réalisable qu'à l'aide d'un normographe….

On ne peut se satisfaire de vagues gribouillis.

 

C'est la raison pour laquelle, MASSILIA GEOGRAPHIE-MUNIGA (Association loi 1901) a conçu un normographe qui dispose de tous les figurés dont vous aurez besoin aux échelles qui sont les plus utilisées pour vos croquis et vos schémas de géographie.

 

Voyez plutôt :

Cliquez sur l'image !

La notion de hiérarchie

par le jeu des couleurs

 1) Du bon choix des couleurs

 

Très peu abordée par tous les auteurs, la notion de hiérarchie par le jeu des couleurs est pourtant primordiale dans un croquis comme dans un schéma de géographie.

 

Tout d'abord parce que l'œil capte très bien les couleurs et leur variation, ensuite parce que le subconscient, dans nos sociétés, assimile des "symboles" à certaines couleurs.

 

Exemple : dans les hôtels, dans la campings, à l'école, au travail, à la maison.... l'eau chaude est «étiquetée» en bleu et l'eau froide est «étiquetée» en rouge.

 

Là vous avez réagi fermement ! Car c'est le contraire.

 

Mais mieux encore !

Faites la différence entre : 

 

 

Logique, non ?

Vous connaissez toutes et tous ces panneaux de signalisation non ?

Disons qu'un Maire d'une commune, dans la série du haut un artiste, dans la série du bas un "radin" (deux couleurs sont moins chères) ont décidé d'afficher ces panneaux de signalisation. Vous circulez dans cette ville sous l’œil vigilant de la police municipale chargée de faire respecter le code de la route "nouvelle façon".

Sympathique non ?

Vous avez compris l'importance des couleurs, en tant que couleurs conventionnelles et de contrastes (blanc - rouge - bleu) ?

Alors pour vous "soulagez" voici ceux que vous avez l'habitude de voir.....

Ouf !

Du coup on se sent mieux, c'est un peu comme si l'on revenait à la maison. On a retrouvé tous ses repères....

Et bien dites vous que pour les croquis et les schémas de géographie c'est la même chose. Avec des couleurs dites conventionnelles on s'y retrouve mieux. D'utiliser un cercle bleu pour les ports est plus reposant pour l'esprit qu'un cercle vert ou jaune. Pourquoi ? Parce que le bleu évoque l'eau (pensez au bleu azur de la Méditerranée, à la grande bleue, au lagon bleu....). Et le fait de retrouver sur tous les croquis de géographie, sur tous les schémas de géographie des cercles colorés en bleu pour les ports, facilite la compréhension et permet une analyse fine et rapide sans se tordre le nez sur la légende.....

 

Mais revenons aux croquis et schémas de géographie.

 

Exemples : voici deux croquis identiques quant à la légende et au tracé mais dont les couleurs ne sont pas identiques….

Pour le premier croquis, les couleurs ont été prises en fonction d'aucune logique comme on peut trop souvent le constater dans les manuels.

 

Essayons de comparer :


1) Les régions à sports d'hiver (montagnes) attirant un tourisme international sont en vert foncé en haut et en brun en bas. Réfléchissons ! L'idéal serait de représenter la neige donc du blanc. Mais nous savons que le blanc a pour signification : absence de données. Donc le brun qui n'est certes pas la couleur des montagnes, reste néanmoins une couleur conventionnelle car, depuis l'école primaire, les enfants ont sous les yeux des cartes avec les hautes montagnes en brun foncé. Le vert foncé, lui, rappelle surtout la végétation dense ce qui n'est pas indiqué ici.

 

2) Les espaces d'agriculture exportatrice sont en bleu en haut et en jaune paille en bas. Réfléchissons ! Le jaune paille comme l'indique sont nom est assimilé à la paille, à la moisson donc à l'agriculture : des céréales dont on sait que la France est exportatrice…. alors que la couleur bleu est assimilée à l'eau, au froid… (oui, observez les cartes et les croquis des manuels, le bleu est de plus en plus utilisé, notamment pour représenter l'Union Européenne, comme si elle était [déjà !] engloutie, noyée !)

 

3) Les espaces industriels en crise ou en reconversion sont en rose barbie en haut et en gris en bas. Réfléchissons ! Le gris correspond à la couleur des cendres. Après le feu il ne reste plus que les cendres. Après l'industrie florissante il ne reste que la crise. Ou encore, un temps gris est synonyme de tristesse, de mauvais temps, un temps maussade. Quant à la notion de reconversion, ne dit-on pas renaître de ses cendres ? Au contraire, le rose barbie est assimilé à un jouet, à la joie, au bonbon etc…

 

4) Les espaces à dominante rurale sont en jaune vif en haut et en vert pâle en bas. Réfléchissons ! Le vert c'est la campagne, la verdure alors que le jaune vif c'est le soleil ! Une Lorraine ensoleillée, ce serait le rêve !

 

 Vous avez mieux compris ?

 

Et il en va de même pour les figurés ponctuels, les figurés linéaires et les figurés de flèches comme le montre le croquis ci-dessous que vous retrouverez sur le site avec toutes les explications :

En conclusion :  choisir les bonnes couleurs constitue indubitablement un « plus » pour votre croquis. Mais, comment faire ?

 

Selon l'adage c'est en forgeant que l'on devient forgeron, le site propose de nombreux exercices pour tous les croquis au programme. En les visionnant tous, vous deviendrez, vous aussi, un expert en croquis et schémas de géographie. Car, la correction propose pour chaque choix une explication détaillée, pourquoi cette couleur et pas une autre.

2) La hiérarchie par les couleurs

Il y a en réalité deux hiérarchies. La première très connue et présentée dans tous les manuels c'est tout simplement le dégradé d'une seule et même couleur.

 

Oui, mais comme le croquis ou le schéma de géographie doit être réalisé à l'aide de crayons de couleurs sur une feuille de papier, cela devient très difficile. C'est pourquoi on ne retient que la «gamme» rouge-orange-jaune, assez aisée à produire (qui d'ailleurs n'est pas un dégradé d'une seule couleur !).

 

Mais, ce qui est beaucoup moins expliqué, c'est la hiérarchie des couleurs, les unes par rapport aux autres.

 

Reprenons le croquis ci-dessus (USA). Incontestablement, les couleurs rouge et mauve utilisées pour des figurés ponctuels et les figurés linéaires se détache du fond du croquis. Ce n'est pas un hasard, c'est voulu (voir le croquis en ligne pour les explications).

Par ailleurs, pour le fond, la couleur jaune l'emporte sur les autres. La couleur vert pâle s'estompe discrètement alors que la couleur marron clair est presque effacée. Quant aux deux zones rouge et orange, elles s'imposent sur le croquis sans supplanter les couleurs très vives des figurés.

 

Si nous reprenons la légende détaillée ci-dessus, cette hiérarchie correspond exactement à la problématique du croquis (voyez le croquis sur ce site) du plus important au moins important.

 

Retenons donc que le choix des couleurs, le fait d'appuyer ou au contraire de ne pas appuyer sur son crayon pour rendre la couleur vive ou au contraire pâle, créé également des contrastes qui engendrent une hiérarchie.

 

Prenons deux exemples de sujets très proches, mais à la problématique différente :

 

a) L'inégale intégration des territoires dans la mondialisation

 

 

Dans ce croquis, l'accent est mis sur les figurés de surface rouge et orange et sur les figurés de flèches ainsi que les figurés ponctuels. La plus grande partie des figurés de surface (jaune et gris) est très discrète. Ici, l'essentiel à faire ressortir ce sont les acteurs (figurés de surface aux couleurs vives) et les flux (couleurs vives) qui engendrent une inégale intégration.

 

Sur ce croquis, au premier coup d’œil, il apparaît que "des zones", assez réduites (en surface) d'ailleurs et réparties sur le globe de manière inégale, dominent et agressent l'observateur.

On constate aussi que les figurés de flèche, affichent deux mouvements : l'un "circulaire" dans l'hémisphère nord, l'autre des va-et-vient nord sud.

Enfin une très grande partie en gris clair donne une impression d'effacement, des zones qui n'existeraient pas.

Le titre, "l'inégale intégration des territoires dans la mondialisation" est bien illustré par ce croquis expressif (voir le détail de ce croquis sur ce site). Les couleurs traduisent la problématique. Inutile de se fracasser le bout du nez pendant des heures sur la légende. 

C'est cela un "bon" croquis de géographie !

Mais voyons cet autre exemple :

 

 

b) Des territoires inégalement intégrés à la mondialisation

Dans cet autre croquis, l'accent a été mis sur le contraste des figurés de surface (rouge-orange-jaune vif / jaune pâle-gris) pour marquer une hiérarchie. Les autres types de figurés sont peu nombreux. Ici, l'essentiel à faire ressortir c'est l'inégale intégration des territoires, d'où des figurés de surfaces « agressifs ».

A l'inverse du croquis ci-dessus où l'on cherchait surtout à mettre en valeur "des causes" de l'inégale intégration, ici nous avons à faire un constat auquel la problématique du sujet nous invite (voir ce croquis sur ce site pour tous les détails).

 

Mais il y a un autre exemple.

C'est le croquis (sur ce site) intitulé "Le continent africain face au développement et à la mondialisation".

Pour ce croquis, il faut impérativement présenter les contrastes de développement bien mis en évidence.

Voici cette partie présentée ci-dessous (Attention ce n'est pas le croquis complet !)

Ici, grâce à la hiérarchie des couleurs, nous avons graphiquement répondu à la problématique : "l'Afrique face au développement".

Chacun pourra comprendre que le pays en "rouge" est, en Afrique, la zone la plus développée ; les zones en orange (Maghreb) sont deuxième dans le classement avant ceux du Golfe de Guinée en jaune paille. Et, en fin du classement les zones en gris.

C'est clair et logique. Inutile de se fracasser le bout du nez sur la légende ! 

 

Pour les zones en jaune très pâle entourés de rouge vif, il est évident que leur développement est faible mais qu'ils évoluent dans "l'ombre" de la zone en rouge, l'Afrique du Sud.

C'est clair et logique. Inutile de se fracasser le bout du nez sur la légende !

 

Pourtant, un "certain" manuel (renommé par ailleurs) a proposé une légende identique (encore heureux car elle découle de la problématique !) mais a colorié les pays du Golfe de Guinée en bleu !

En bleu comme s'ils étaient noyés ! Ou peut-être qu'ils sortent la tête de l'eau !

 

Soyons sérieux !

 

Il est vrai que trop de manuels proposent encore des croquis aux couleurs vives (couleurs tendances) comme pour attirer l'attention d'un élève que l'on dit peu intéressé par l'école en général et par la géographie en particulier.

 

Mais selon l'adage "prenez les gens pour ce qu'ils devraient être et vous leur apprendrez à devenir ce qu'ils sont capables d'être", qui peut se traduire ainsi : "Présentez donc aux élèves des croquis de géographie scientifiquement construits et vous leur apprendrez à devenir de bons citoyens capables de comprendre le monde qui les entoure", nous nous efforçons de poursuivre notre chemin en dépit de la "tendance".

 

Parce que, qui dit "tendance", dit passager.... Et il n'y a que le vrai qui dure.....

 

Pour finir, ce dernier exemple qui mets en jeu la hiérarchie des couleurs.

 

Il s'agit du croquis (sur ce site) intitulé "L'Afrique : défis et dynamismes du développement" avec son plan en deux parties à savoir :

 

1) Les défis du développement

2) Les dynamismes du développement

 

Voici le croquis :

 

Scientifiquement juste, haut en couleur, ce croquis, même sans la légende, répond très bien au sujet.

Sur ce croquis, tous les éléments liés aux défis ont été traités avec des couleurs sombres et ternes suivant leur hiérarchie propre, et les dynamismes en couleurs vives avec leur propre hiérarchie aussi. Nous avons donc une dualité de couleurs comme le sujet nous y invite : défis / dynamisme rendu graphiquement par couleurs sombres / couleurs vives.

 

 

 

En conclusion : faire varier les intensités des couleurs bien choisies constitue inéluctablement un « plus » pour votre croquis.

Mais, comment faire ?

Selon l'adage c'est en forgeant que l'on devient forgeron, le site propose de nombreux exercices pour tous les croquis au programme. En les visionnant tous, vous deviendrez, vous aussi, un expert en croquis et schémas de géographie. Car, la correction propose pour chaque choix une explication détaillée, pourquoi cette couleur et pas une autre.

 

 

Jacques Muniga, docteur en géographie